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jeudi 29 juillet 2010

Parlons foot...oui,non, peut-être...

Certes ce n'est pas le championnat, certes l'effectif devrait encore évoluer, certes il y a eu de belles choses mais c'est encore un trophée qui fuit Paris. Qu'il rejoigne la Canebière n'a finalement que peu d'importance tant l'OM n'a rien démontré hormis le niveau international de son gardien, ex gréviste...
Que dire du jeu parisien? Un Jallet en forme, un Sessegnon inconstant, un Luyundula malheureux, un Sakho trop fougueux. Les nouveaux? Pas mal...mais un milieu globalement un peu bas...
Maintenant, demain...c'est le Tournoi de Paris, tournoi enfin de retour, tournoi d'anniversaire, tournoi de préparation mais surtout tournoi à Paris, au Parc, mini test estival de fréquentation, de comportement et de soutien pour ce qui concerne les supporters.
Et c'est plus à ce niveau là que les menaces pèsent sur le club. Plus que sur son recrutement inachevé, plus que sur ses finances à crédit (en dépit du renflouement par l'actionnaire, un peu vite oublié), plus que sur son jeu finalement assez similaire à celui de la saison dernière. 
Pourquoi? Car la révolte, le désarroi, la protestation et le boycott couvent chez les ex-abonnés qui vont néanmoins vouloir exister autour du PSG, autour du Parc, car cela reste leur raison d'être. Même si certains ont du se réjouir de la défaite du jour, même si c'est face à l'OM,  tant la haine de la direction du club a pris le dessus.
Que faire? Comment renouer ce lien, comment faire retrouver l'envie, comment éviter l'escalade prévisible de l'expression violente? Il faudra un dialogue direction/associations, des victoires pour l'équipe, un public protégé au Parc et avant tout une envie commune d'un vrai projet collectif.
C'est drôle à la relecture, on semble bien loin du football...c'est normal, cette année, c'est à craindre, la crise ne sera pas sportive. Enfin, peut-on en être si sûr? 
Oui, non, peut-être...

mardi 27 juillet 2010

Un mur...

Et dire que l'on peut croire que la situation peut s'arranger en discutant, en échangeant, en confrontant les idées et les avis!
Vouloir écrire sur l'état de supporter au PSG est un pari personnel, un plaisir aussi, une pierre apportée dans un débat afin de retrouver un peu de sérénité tout en espérant redonner du crédit aux supporters parisiens loin des clichés politico-médiatiques. Mais se confronter avec ceux qui se disent "propriétaires" du club n'est pas si simple. En fait, c'est même impossible car la remise en question, l'opposition, l'avis contraire sont rejetés. Peut être est ce de l'incompréhension, peut être est ce de l'aveuglement, peut être est ce simplement de la bêtise, de la paranoïa ou de l'enfermement intellectuel dans une logique de victimation. Mais la réponse est sans appel, c'est le bannissement ("vous avez été banni du forum!"), l'accusation de complicité avec la direction du club et la suspicion d'une manipulation! Il est vrai qu'une pensée différente pourrait finir de convaincre quelques hésitants, qui se souviennent pourquoi il y avait eu cette première fois au Parc. Penser autrement, c'est un peu comme être le loup dans la bergerie (même si là, l'adage n'est pas vraiment approprié!).
En fait, c'est un mur. Il n'a rien d'un rempart, il ne protège personne ni de rien. C'est plus une enceinte qui isole, qui enferme et qui limite la vue. Mais c'est aussi un discours récurrent, au son de "Colony démission" qui nous fait honte à Alençon lors d'un simple match de préparation. A chacun ses "vuvuzela"!
Pour certains, supporter Paris c'est avant tout être son propre supporter, celui de son groupe avant d'être celui de son équipe (avec laquelle on communie si l'on y pense!). Alors imaginez! Noyés dans un stade, à regarder du foot avec des gens différents, autant rester dehors!

D'aucun pourrait dire que cela tombe bien, que c'est l'objectif recherché, mais il y a de la place pour tous, il suffit juste d'être un peu moins "entre soi" mais un peu plus ensemble...autour d'une passion commune.

lundi 26 juillet 2010

Ma tribune:message à Auteuil et Boulogne...

On sent que le début de saison approche, que les vacances sont loin pour certains et que les envies de stade reprennent le dessus…D’ailleurs sont-ce vraiment des envies d’aller au stade voir du football ou simplement des envies de se retrouver entre supporters du PSG ? A voir l’agitation ambiante et l’effervescence du côté des tribunes, rien de positif ne s’annonce du coté des associations « historiques » et des virages « symboliques » !
A en croire les déclarations fracassantes - et hilarantes au demeurant tant l’invective est caricaturale ! – de la tribune Boulogne 1978, je ne crois pas, je ne crois plus que ces gens là soient de véritables supporters ou ne soient que cela. Lorsque l’on lit le manifeste, il s’agit plus d’affirmation identitaire, territoriale et de propriété que de message de supporters. Au-delà des insultes et des références anti américaines dirigées naturellement contre l’actionnaire et les dirigeants, il y est question d’appartenance et de légitimité. En dépit de la fidélité (relative pour certains, cf les abonnements partagés), en dépit de l’engagement festif (souvent onéreux pour les finances du club au regard des sanctions prononcées par la Ligue), des déplacements nombreux (mais à quel prix pour l’image du club et de la ville!), ces actions ne donnent aucun statut de propriétaires à un quelconque supporter ou groupe de supporters. Et de tels comportements actuels de défiance, de rejets, de critiques systématiques pourraient même naturellement remettre en cause le statut même de supporter au sens noble du terme. Quels sont les intérêts personnels se cachant derrière cette rhétorique de groupes, quels sont ceux qui tirent les ficelles ? En tous cas, pas des As en marketing car le nouveau slogan de Boulogne est à hurler « On n’est pas des Mickey, on est du PSG !! », voilà un cri de ralliement ridicule.
Il faut espérer que cette année soit positive, que cette saison sera sportivement alléchante, qu’elle commence par une victoire en Trophée des Champions et que très vite le beau jeu, la manière et une équipe construite suscitent le respect et ré-attirent les amoureux du football à Paris. Que feront ceux qui appellent au boycott aujourd’hui… ? Resteront-ils à l’écart ou reviendront-ils à nouveau tenter de s’approprier tout ou partie de LEUR succès grâce à LEUR soutien dans LEUR stade et LEUR tribune ? A 32 ans, il serait temps que la maturité prenne le dessus sur les instincts grégaires au sein de ce collectif.
Contre productif, ce discours n’est pas celui de personnes responsables mais bien d’adversaires du club…Sans doute est ce pour cela qu’ils ne sont plus considérés comme partenaires par le club et que des actes malheureux se produisent à leur encontre...
En effet, avec de tels discours, de tels comportements, avec ce manque de dialogue, la seule solution envisagée par la direction du PSG n’est pas celle de la négociation mais celle de la table rase ou de la terre brulée…C’est ainsi – même si l’on peut trouver cela maladroit – que s’explique le message du club lorsqu’il efface les fresques du virage Auteuil ! Il y avait néanmoins mieux à faire ou possibilité de faire autrement. Mais pour cela il faut un dialogue, des interlocuteurs, des partenaires, et pas des pseudo propriétaires aux velléités essentiellement belliqueuses.
Après les arrestations, les exclusions, les interdictions, les dissolutions, la perte des traditions, ce sont bien la disparition et l’isolement qui menacent les supporters des tribunes qui ont fait l’histoire de l’ambiance du Parc des Princes…
Mais sans virage à 180°, ceux-ci devront peut être trouver un autre lieu d’expression de leurs contradictions…et souffler les bougies du 40ème anniversaire devant leurs télés ou l’oreille collée à la radio, remplacés par d'autres, moins remuants mais tout aussi fervents.

dimanche 25 juillet 2010

L'art et la manière...

Comme chacun le sait, l'exigence, l'attente, l'objectif peuvent être multiples dès qu'il s'agit de football. Alors à Paris, où les donneurs de leçons sont légions, où les "experts", parfois auto-proclamés (en fais-je partie?), agitent le PAF, où les "people" et politiques ont aussi un avis sur le niveau du PSG, qu'attendons nous de l'équipe supportée? L'art et la manière ou seulement le résultat par tous les moyens? A quelques encablures du match contre Marseille, ce débat peut sans doute perdre toute objectivité sous le coup d'une rivalité passionnée qui n'a guère lieu d'être selon moi.
Les questions à se poser sont multiples pour alimenter cette réflexion. Pourquoi Bordeaux n'alimente pas la chronique régulière en dépit de résultats finalement assez décevants, pourquoi tout le monde a oublié l'échec en Ligue des champions du Barça cette année, pourquoi tout le monde a rejeté depuis longtemps notre équipe nationale? Si vous avez le début d'une réponse identique à cette question, c'est donc que vous avez sans doute des attentes quant à la manière, au beau jeu et l'art footballistique.
Oui bien sûr, au monde idéal des bisounours, manière et résultat se combinent sans cesse. Mais dans la réalité, et pas seulement parisienne, la vérité est toute autre et jamais éternelle.
Alors tout ça pour dire quoi? Que supporter une équipe, ce n'est pas seulement le faire quand le club est en haut de l'affiche et du classement, c'est aussi le faire dans les moments plus difficiles. Seulement, cela impose certaines conditions et c'est là que l'art et la manière, l'envie, le beau jeu et le respect du maillot entrent en scène. Paris peut perdre, même contre Marseille, mais bon sang, avec panache! Alors aux supporters des soirs de gloire, à ceux des trophées arrosés et aux nostalgiques des épopées passées, il faut rappeler l'essence même du football et de la fierté parisienne: l'art du jeu et la manière d'être...tels des princes. On ne peut attendre des joueurs ce que l'on n'est pas capable de montrer soi même.

vendredi 23 juillet 2010

Avoir du banc et du temps...

Depuis quelques années, les travées du parc des Princes résonnent de récurrents « une équipe à Paris », rhétorique verbale symbolisant le désarroi et le mécontentement de supporters en attente de résultats sportifs à la hauteur de leurs attentes.
Les périodes de « marché » (mercato pour les intimes et puristes) sont attendues, étudiées, scrutées, veillées avec une attention toute particulière par tous les amoureux du club. La frénésie des consultations Internet sur ce thème, la profusion de sites consacrés aux transferts tout comme la capacité journalistique à faire des émissions longue durée ou des papiers dithyrambiques sur des rumeurs témoignent de cet intérêt passionné.
Certains cherchent à profiter du « buzz », les agents de joueurs jouent au poker menteur, les joueurs eux-mêmes tentent de faire jouer la concurrence ou simplement parfois de faire vivre leurs contrats et les clubs à faire de bonnes affaires à défaut de périodes de soldes!
Paris veut une équipe…mais quelle équipe ? Que faut-il à Paris ? Laissons aux techniciens le loisir de construire le modèle tactique, les profils physiques et les capacités footballistiques à détenir. Laissons aux communicants et autres dirigeants, le choix des « personnalités » pouvant être utiles à la cohésion, à l’image ou business du PSG…Intéressons nous plutôt à ce qui fait vibrer le public impatient qu’est celui de Paris.
Historiquement, Paris a besoin d’un leader, d’un meneur charismatique (à l’image d’un Raï ou d’un Lama). Historiquement, Paris a besoin d’un génie (Suzic ou Ronaldhino on été de ceux là). Historiquement Paris a besoin d’un grand buteur (Rocheteau, Pauleta, Weah…). Historiquement Paris a besoin d’un grand défenseur (Yepes, Le Guen, Ricardo). Historiquement, Paris a besoin d’un type qui ne compte pas ses efforts (J. Leroy, Fiorèse, Guérin). Historiquement Paris a besoin d’une gueule de cinéma (Simone, Ginola). Historiquement Paris a besoin d’un « cas » (Un Dorashoo ou un Anelka). Historiquement, Paris a aussi besoin d’un coach « marqué » PSG (ils ont été nombreux ces derniers temps). Pourquoi ? C’est ainsi et il suffit de regarder la liste des 40 joueurs les plus aimés des supporters du PSG pour en être convaincu...
Qu’en est-il aujourd’hui ? Je vous laisse juge mais chacun pourra retrouver dans l’effectif actuel ce qui historiquement correspond à l’équipe type du PSG. Tout y est ! 
Plutôt que de tel ou tel, Paris a surtout besoin de deux choses pour réussir : de la patience et un banc.
La patience doit être développée à tous les niveaux pour éviter la fuite en avant des meilleurs jeunes vers d’autres cieux, pour faciliter la montée en puissance des joueurs prometteurs des centres de formation, pour accepter le fait que l’intégration n’est pas instantanée dans un nouveau milieu (que ceux ici qui connaissent un peu les notions de mobilité professionnelle en conviennent !) et enfin pour comprendre que le football est jeu de gammes et que celles-ci se répètent et se travaillent et que de temps en temps les fausses notes sont possibles. 
Le banc doit être le souci majeur du club. Il faut des solutions de rechange, des possibilités de variation, des réserves physiques et mentales. En plus, un banc ça rassure..Mais pour cela, il faut accepter d’avoir un effectif nombreux et donc coûteux. Paris en a-t-il les moyens?
Chacun trouvera dans l’équipe actuelle son icône, le personnage à qui se rattacher, l’homme à pousser ou à huer, le sauveur ou le traître d’un soir. Mais c’est seulement avec de la patience et un banc que le club construira son avenir.
Et pour conclure: combien étaient-ils, combien étions-nous à voir en Jallet une des réussites du dernier marché estival des transferts ? Combien ? 
Voilà qui devrait nous inciter à plus de retenue…et enfin passer de la défiance et la critique à la confiance et au soutien…dans le temps!

jeudi 22 juillet 2010

Et voilà Germain! Un nouveau virage!

Et voici l'annonce du jour sur le site officiel du club: "le PSG prend un nouveau virage!"
Un hymne, une mascotte, un côté ludique dans le droit fil du manifeste "Tous PSG" (lien ci contre).
Ma petite tournée de la sphère PSG sur le Net confirme que du chemin reste à parcourir...pour conquérir et surtout pour convaincre. 
Pourtant ce plan veut changer les virages, ce plan souhaite donner un nouveau visage, ce plan contribue à délivrer un nouveau message: celui d'un soutien populaire et apaisé.
Il le faut car les récents refus d'accueil du club par certaines municipalités, les huis clos à répétition, les amendes qui s'accumulent, les sanctions qui pèsent et au delà bien sûr les drames qui ont marqué l'histoire du club et de ses associations (ou ex!) doivent faire partie du passé.
Paris est  capitale, se veut "ville lumière", se dit "magique" mais c'est surtout une entreprise dans un monde économique en difficulté. On ne peut rêver d'attirer des partenaires, d'envisager des investissements, de jouer dans un stade rénové et de profiter de sponsors bienveillants sans se garantir d'une certaine image, d'une certaine éthique et bien sûr de résultats sportifs tangibles.
Etre supporter, c'est être responsable, de ses actes, de son soutien mais aussi être un étendard du club, un porte parole de ses couleurs, une publicité ambulante...Cela ne sous entend en aucun cas d'être un mouton docile mais juste un acteur volontaire d'une stratégie collective d'attractivité.
Paris veut des stars - les étoiles brillent dans la nuit certes - mais le foot se joue sous les projecteurs, ceux de la société, des médias, des sélectionneurs, des agents ...
Alors si Germain attire des enfants pour chanter un hymne rénové, si Germain attire des familles dans des virages apaisés, alors si Germain contribue à courtiser des femmes dans les tribunes, alors si Germain facilite cette rénovation de l'image écornée durement...
Alors Germain bienvenue à PARIS....

mercredi 21 juillet 2010

Créer du lien...dès la reprise

Samedi 3 juillet – 10h - Camp des Loges
Samedi pluvieux en fin d’une semaine caniculaire ou quasi. Une promesse à tenir. Emmener mes « boy’s » à moi au camp de Loges. Malgré la pluie et l’heure matinale pour un samedi de grasse matinée estivale, pari tenu. Ça tombe bien, Paris tient sa première recrue. Voilà un beau prétexte pour cette virée dans ce coin de St Germain. C’est une première, pourtant nous sommes là en voisins : du département d’à côté, le 92, celui qui fait le lien entre le P de Paris et les SG de St Germain, celui qui s’annonce au Parc par son virage « agité », celui de Boulogne, celui qui tisse ce dont le club a besoin, l’unité des franciliens autour de lui.
Alors en avant ! Arrivés sur le parking du camp, impression étrange. Où sommes nous donc ? Scène de misère aggravée par la pluie. 3 supporteurs protègent leurs maillots collectors sous des pébrocs. Des tentes sont plantées derrières des voitures sur le parking public. Des SDF ? Des Supporters Déterminés et Fous ou rien à voir ? Au mois de Juillet, drôles de vacances en tous cas….
Après la scène de l’arrivée, on frôle l’allure « touristes moyens » ou « supporters en détresse ». Car à nous voir chercher l’entrée, on ne peut imaginer que l’on supporte le PSG depuis des années. Mais où est le chemin du terrain ? D’un coup, ça s’agite, nous sommes au moins 8, pas question de perdre la file qui déambule entre barbelés et haie grillagée. Vache, Paris ça bouge en Juillet et dire que c’est une semaine de reprise ! Mais ils sont où tous ces supporteurs assoiffés de pouvoir, ceux qui veulent diriger le club en socios, ceux qui veulent faire la loi dans les tribunes et au Parc, ceux qui prétendent détenir le PSG et qui en font et refont à foison la composition sans arrêt ? Où sont-ils ? Pas là, donc qu’à cela ne tienne, finalement certains avaient sans doute raison, le PSG n’est à personne, on est « Tous PSG », moi aussi, nous aussi et encore plus ce matin.
Nous voilà sur le terrain, côté foule, c’est plutôt triste mine. Une vingtaine de joueurs, 3 à 4 membres du staff technique avec Antoine kombouaré, 4 ou 5 journalistes planqués sous des bâches et abris de fortune, autant de vigiles que de supporters …une petite dizaine. On a de la place derrière les barrières et pas besoin de se marcher dessus pour voir quelque chose.
Antoine, AK pour les intimes, sans y voir un quelconque rapport avec une arme destructrice, est là au milieu de ses troupes : les jeunes, les vieux, les néo et le nouveau. Jeux de pieds, jeux de courses, jeux de balles, technicité mais surtout, et c’est mon fils qui me le fait remarquer, convivialité. « Au moins eux, ils ont l’air de bien s’entendre ! », voilà ce qu’il m’a déclaré illico, sans doute un relent post traumatique de la calamiteuse aventure bleue en Afrique du Sud !!!
Et c’est vrai qu’il y a de l’ambiance, ça rigole, ça se chambre et ça se parle ! Tiens, Bodmer, sorte de géant blond, un peu nonchalant, tatoué du mollet semble quand même un peu perdu, comme groggy. C’est sûr, c’est pas OL Land, Ici c’est Paris !!! Il va falloir trouver sa place et c’est un petit jeune qui fait son sparing partner du jour. Décalage ! Bizutage ou simple hasard des affinités déjà réglées entre les autres….Bienvenue en tous cas.
L’essentiel est ailleurs : l’impression globale est bonne ! Et en dépit de l’alarmisme journalistique qui sied à ces temps creux de la Ligue 1 en période estivale, le PSG semble aller bien ! Certes, ça sent la reprise mais le cœur y est ! Finalement, ces gars là sont justes des footballeurs, loin des paillettes imaginaires, des types qui courent, sautent, font des jongles, tirent des corners directs, tentent de lober le mur du coup franc et visent une poubelle (si si !!) de la tête ! Des gammes, du sport, du foot, ça tombe bien, c’est ça qu’on aime….surtout sous ce maillot. Plutôt joli d’ailleurs en ce qui concerne le modèle d’entrainement, on verra les autres sous les projecteurs des coupes et du championnat.
Vache, l’entrainement se poursuivant, le soleil revient, les joueurs sont à deux pas, les gamins sont ravis, les miens car il n’y en pas d’autres même si le côté juvénile de mon voisin me vieillit quand même d’un coup. Bref que du bonheur ! Une jolie saison s’annonce, on se prend à rêver. Des recrues doivent sans doute attendre en coulisse. Du beau jeu en perspective, pas de soucis, des titres, des unes sportives méritées….Oh la, on frôle l’insolation non ? Allez on rentre !
On repart, bord de route à proximité du parking officiel…on croise 2 gars qui courent à côté de types en VTT. Ce sont des joueurs ! C’était trop beau ! « Dis papa, pourquoi, Rothen il joue pas avec les autres ? ». Et c’est reparti. Il va falloir recommencer, expliquer, justifier, faire de la pédagogie. « Tu vois, le coach, il veut plus de Rothen ni de Sankharé, alors ils s’entrainent tous seuls… ». Ouf, je m’en suis bien sorti….. « Pourquoi, ils sont trop nuls ? » Là, c’est pas simple, un « non je crois pas » me sort d’affaire, pas facile d’adhérer au choix du coach qu’on apprécie et de concilier tout ça avec son impression sur certains joueurs. En tous cas, ça fait bizarre, comme une sensation d’euphorie gâchée. Mais c’est ça la vie au PSG, une sorte de Pas Sans Galérer, toujours et encore, même parfois juste un peu.
Mais bon, ils s’éloignent dans le rétro, peut être celui de l’histoire, une nouvelle saison s’annonce, une nouvelle page se tourne.
« Ca vous a plu les gars ? » « Oui, on reviendra dis ? ». Il faudra car c’est ça tisser le lien…

Comprendre pourquoi...

Sous l'appellation "Paris sera toujours Paris!", ce blog innove sur le débat d'idées au delà des formes habituelles du web. Il ouvre ainsi la parole à tous afin d'y évoquer impressions, ressentis, émotions dans une forme élaborée et construite pouvant s'apparenter à une sorte de tribune de pensées. Comme le disait Euripide (poète tragique grec) " le courage n'est rien sans la réflexion".
Cela devrait permettre à tous les amoureux et acteurs du club de réfléchir sur leur engagement. En remerciant les contributeurs éventuels n'hésitez pas á réagir, produire et surtout à penser!