On sent que le début de saison approche, que les vacances sont loin pour certains et que les envies de stade reprennent le dessus…D’ailleurs sont-ce vraiment des envies d’aller au stade voir du football ou simplement des envies de se retrouver entre supporters du PSG ? A voir l’agitation ambiante et l’effervescence du côté des tribunes, rien de positif ne s’annonce du coté des associations « historiques » et des virages « symboliques » !
A en croire les déclarations fracassantes - et hilarantes au demeurant tant l’invective est caricaturale ! – de la tribune Boulogne 1978, je ne crois pas, je ne crois plus que ces gens là soient de véritables supporters ou ne soient que cela. Lorsque l’on lit le manifeste, il s’agit plus d’affirmation identitaire, territoriale et de propriété que de message de supporters. Au-delà des insultes et des références anti américaines dirigées naturellement contre l’actionnaire et les dirigeants, il y est question d’appartenance et de légitimité. En dépit de la fidélité (relative pour certains, cf les abonnements partagés), en dépit de l’engagement festif (souvent onéreux pour les finances du club au regard des sanctions prononcées par la Ligue), des déplacements nombreux (mais à quel prix pour l’image du club et de la ville!), ces actions ne donnent aucun statut de propriétaires à un quelconque supporter ou groupe de supporters. Et de tels comportements actuels de défiance, de rejets, de critiques systématiques pourraient même naturellement remettre en cause le statut même de supporter au sens noble du terme. Quels sont les intérêts personnels se cachant derrière cette rhétorique de groupes, quels sont ceux qui tirent les ficelles ? En tous cas, pas des As en marketing car le nouveau slogan de Boulogne est à hurler « On n’est pas des Mickey, on est du PSG !! », voilà un cri de ralliement ridicule.
Il faut espérer que cette année soit positive, que cette saison sera sportivement alléchante, qu’elle commence par une victoire en Trophée des Champions et que très vite le beau jeu, la manière et une équipe construite suscitent le respect et ré-attirent les amoureux du football à Paris. Que feront ceux qui appellent au boycott aujourd’hui… ? Resteront-ils à l’écart ou reviendront-ils à nouveau tenter de s’approprier tout ou partie de LEUR succès grâce à LEUR soutien dans LEUR stade et LEUR tribune ? A 32 ans, il serait temps que la maturité prenne le dessus sur les instincts grégaires au sein de ce collectif.
Contre productif, ce discours n’est pas celui de personnes responsables mais bien d’adversaires du club…Sans doute est ce pour cela qu’ils ne sont plus considérés comme partenaires par le club et que des actes malheureux se produisent à leur encontre...
En effet, avec de tels discours, de tels comportements, avec ce manque de dialogue, la seule solution envisagée par la direction du PSG n’est pas celle de la négociation mais celle de la table rase ou de la terre brulée…C’est ainsi – même si l’on peut trouver cela maladroit – que s’explique le message du club lorsqu’il efface les fresques du virage Auteuil ! Il y avait néanmoins mieux à faire ou possibilité de faire autrement. Mais pour cela il faut un dialogue, des interlocuteurs, des partenaires, et pas des pseudo propriétaires aux velléités essentiellement belliqueuses.
Après les arrestations, les exclusions, les interdictions, les dissolutions, la perte des traditions, ce sont bien la disparition et l’isolement qui menacent les supporters des tribunes qui ont fait l’histoire de l’ambiance du Parc des Princes…
Mais sans virage à 180°, ceux-ci devront peut être trouver un autre lieu d’expression de leurs contradictions…et souffler les bougies du 40ème anniversaire devant leurs télés ou l’oreille collée à la radio, remplacés par d'autres, moins remuants mais tout aussi fervents.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire