Après un jeudi soir plein d'efficacité en Ligue Europa, le PSG doit désormais se mobiliser pour être encore plus performant en Ligue 1.
La victoire en coupe d'Europe contre les ukrainiens de Lviv était attendue, elle est venue. Rapidement d'ailleurs. Ce qui a permis de constater le fait essentiel de ce début de saison: au delà d'un relative efficacité, le PSG a surtout gagné au niveau de la mentalité. Aidé, certes par la chance ...ou la maladresse adverse.
La victoire en coupe d'Europe contre les ukrainiens de Lviv était attendue, elle est venue. Rapidement d'ailleurs. Ce qui a permis de constater le fait essentiel de ce début de saison: au delà d'un relative efficacité, le PSG a surtout gagné au niveau de la mentalité. Aidé, certes par la chance ...ou la maladresse adverse.
Et c'est justement sur ce mental nouveau que les angles d'attaques médiatiques se font de plus en plus nombreux. Comme si on cherchait à réinstaurer une pression supplémentaire sur ces joueurs qui semblent s'en être libérée.
Ainsi, on parle de "Néné dépendance", de "Armand recrue de l'été", de "Kezman fait encore des siennes", de "Tiéné le porte bonheur", de "l'incontournable Sakho", du "Phénoménal Makélélé", de la "pépite Chantôme". Après les épisodes Edel, l'instabilité de Sessegnon, le malaise Rothen, le blues de Clément, voilà désormais la nouvelle stratégie déployée par nos amis journalistes en mal d'inspiration, après le dénigrement, voilà la glorification à tout va. Quitte à reparler de titre pour Paris dès la 8° journée et de trophée européen dès le second match de poule!
Voilà se qui s'appelle mettre la pression...
Nice se présentera donc dimanche à Paris non pas en adversaire crédible mais en faible opposition, comme une future victime potentielle, comme si le fait d'aligner Néné et Tiéné allait simplement suffire à balayer les Aiglons au cœur d'un parc des Princes ne résonnant plus guère. Gare à la chute!
A lire la presse, on pourrait imaginer une équipe de rêve et un jeu léché au point d'attirer les foules en attente de spectacle et de buts.
Il faut garder les pieds sur terre, le chemin va être encore long et parsemé d'embûches. La confiance s'acquiert sur le terrain, par les buts (n'est ce pas M. Jallet?), par le jeu, par la solidité et surtout dans le collectif et le secret du vestiaire. Que nos trentenaires rugissants (les Makélé, Giuly, Armand ou Coupet) sachent transmettre ce message à leurs plus jeunes coéquipiers. Qu'Antoine Kombouare sache se garder de tout optimisme excessif. La confiance, cela ne se gagne pas dans un édito sur RMC ni par les notes de l'Equipe ou par les commentaires de consultants TV. La confiance se gagne par la capacité à s'épauler dans les moments difficiles, dans l'aptitude à faire le dos rond et à partager des épreuves ensemble...et à gagner, seuls, même sans public.
Car où est le fameux 13ème homme aujourd'hui, où est le cœur du Parc des Princes? Les affluences récentes témoignent certes de l'efficacité relative du boycott mais démontrent également un véritable recul de l'engouement pour les soirées de football au stade...et pas seulement à Paris.
Une épreuve de plus infligée à cette équipe qui, au moment où elle semble répondre le plus aux attentes légitimes des supporters parisiens, se retrouve seule à porter le club. D'où sans doute le transfert opéré par les médias, s'intéressant de moins en moins à l'environnement du club, et de plus en plus à la "peoplelisation" des joueurs.
Et à force, ce travail de sape pourrait payer...et l'absence de supporters rassemblés et unis autour de l'équipe en être une condition supplémentaire de nuisance.
Alors croyons en une nouvelle victoire, seul rempart et seule issue pour que le PSG rassemble à nouveau! Et remercions les supporters présents hier soir au Parc, ceux qui ont salué la sortie d'Erding par des encouragements, ça pour la confiance, ça compte...
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